Salut, je sais pas si vous verrez ce mail un jour, mais j'espère que oui.
Je voulais me laisser un message de soutien, vous dire que même un
petit-bourgeois planqué dans son pavillon de campagne (en l'occurence,
moi) vous encourage, par les mots... et par les actes.
J'ai seize ans, je suis en première littéraire un peu révolutionnaure
sur les bords, franchement au milieu. Je suis fier des feux de joie de
Novembre, même si j'ai pas pu y participer directement. La fronde
anti-CPE, elle, est juste à ma portée, et la semaine qui arrive
s'annonce très mouvementée. Même dans les quartiers plus ou moins
favorisés de petites villes (genre 50 000 habitants) la résistance se
met tranquillement en place pour la grève générale : et tout le monde se
fou du CPE, c'est le salariat, le capital et l'Etat qu'on veut bousiller
encore un peu plus. Pauvre, moins pauvre, lycéens, étudiants... espérons
que ça repète correctement, histoire qu'on ait un peu de liberté
l'epsace de quelques jours. Espérons qu'on tienne la police suffisemment
longtemps hors de nos zones d'autonomies pour en profiter. En tous cas,
les évènement de Novembre et le mouvement anti-CPE sont entrain d'ancrer
dans les mentalités la culture de la lutte, aussi bien en banlieue
qu'ailleurs, et c'est pas plus mal : ce n'est que le début. Y'aura des
émeutes à chaque mouvements sociaux, ça fera monter l'ultra-droite, mais
après tout... qu'est ce qu'on a à perdre ? L'avenir qu'ils nous
proposent de gagner à la sueur de notre front, on en veut pas de toutes
façons.